Présentation
Dans une période confuse en proie
au doute et à l'incertitude, L'aigle,
le buf et le e-business a une double ambition :
d'une part, apporter des éléments de réponse
clairs à tous ceux qui s'interrogent sur la révolution
technologique amorcée voilà trente ans et sur l'influence
et les conséquences réelles d'Internet dans l'économie.
d'autre part,
expliquer, argumenter et tenter de convaincre de l'impérieuse
nécessité pour l'économie française
d'accélérer la diffusion et l'intégration des
nouvelles technologies Internet dans l'ensemble de son tissu industriel
et commercial.
Un concept éditorial
en trois volets
L'aigle,
le buf et le e-business est un regard jeté à
la fois sur le passé, le présent et l'avenir immédiat,
et s'articule autour de trois dimensions :
Une dimension historique,
destinée à apporter un éclairage sur la révolution
des technologies de l’information et sur les différentes
étapes qui ont rythmé son développement de
1970 à nos jours : 2001, l’odyssée
des technologies de l’information (Épisode I,
parution le 15 janvier 2002).
Une dimension économique,
destinée à comprendre les traits fondamentaux de la
“nouvelle économie” qui émerge depuis
bientôt trois décennies à l’échelle
de la planète, à décrire le rôle que
tient Internet dans cette “nouvelle économie”
et à expliquer ses conséquences sur l’organisation
et le fonctionnement des entreprises à court et moyen termes
: 2004, l’avènement du
e-business (Épisode II, parution
le 31 janvier 2002).
Une dimension stratégique,
enfin, destinée à démontrer pourquoi et comment
favoriser la diffusion et l’intégration des technologies
de l’information et du e-business dans tout le tissu industriel
et commercial français afin d’améliorer la productivité
de notre économie et d’en renforcer la compétitivité
à un horizon cinq ans : 2007,
la France en réseaux (Épisode III, parution
le 4 juin 2004).
Partis
pris de l'auteur
L’aigle,
le bœuf et le e-business a pour objectif de faire passer
un message fort auprès
des décideurs politiques et économiques français.
Dans ce contexte, l’auteur a privilégié une
approche éditoriale sous forme de mécénat afin
de pouvoir diffuser successivement et gratuitement ces trois livres
sur une cible privilégiée d’environ 5 000 leaders
d’opinion : dirigeants d’entreprises, personnalités
issues du monde de la politique et des pouvoirs, éditorialistes
et journalistes de la presse écrite et audiovisuelle, “venture
capitalists” et institutions financières de
la place, dirigeants de grands cabinets de conseil et de cabinets
de recrutement, présidents et secrétaires généraux
de CCI, de chambres de métiers, de fédérations
professionnelles, d’organisations patronales, d’universités,
d’écoles d’ingénieurs et d’écoles
de commerce.
Les trois épisodes de cette trilogie
seront également mis à la disposition du grand public
sur le site internet de l’auteur : www.trilogie-ebusiness.com
Explication du titre
«Au buf l'agriculture patiente, à
l'aigle la vie insouciante»
Cette citation, tirée du roman Les
Illusions perdues que Balzac écrivit entre 1837 et 1843,
au moment de l'avènement du chemin de fer et de la transformation
sociale qui l'accompagne, suffit à elle seule pour résumer
l'esprit de cette trilogie éditoriale. Si Honoré de
Balzac était encore parmi nous aujourd'hui, il aurait sans
nul doute stigmatisé le "phénomène"
Internet pour compléter son uvre majeure, La Comédie
humaine. Car tout ici converge vers les thèmes essentiels
qui ont façonné durant trente ans les romans de Balzac
: volonté de puissance, société, argent, arrivisme,
méfait de la passion unique. [
] Aussi associe-t-il
le pouvoir économique et financier à l'"aigle",
animal royal qui incarne la pensée élevée,
mais dont le caractère d'oiseau de proie implique une volonté
de puissance inflexible et dévorante. Ces "aigles",
qui comme à l'époque de la railway mania dans les
années 1840, ont été à l'origine, de
1998 à mars 2000, de cette "exubérance irrationnelle"
qui a consisté à vouloir récupérer sans
attendre la richesse promise par ce secteur naissant. [
]
Le "buf" enfin, symbole de force paisible, de calme,
de puissance de travail et de sacrifice, que Balzac associe volontiers
aux personnages les plus modestes de ses romans, à l'image
de David Séchard, imprimeur dévoué, malgré
son réel talent d'inventeur, à la cause de son ami
Lucien de Rubempré, et grâce auquel est assurée
la continuité de la vie et du progrès social.
En fait, comme au moment de la railway mania [
], Internet
a déchaîné les passions et a vu se développer
et éclater une grande bulle spéculative. Comme à
l'époque, enfin, ces années de fièvre débouchent
sur une grave crise économique, financière et industrielle,
de laquelle, n'en doutons pas, Internet et le secteur des technologies
de l'information ressortiront renforcés à moyen et
long termes.
Les
12 idées forces développées dans le épisodes
I, II et III de l'Aigle,
le buf et le e-business
Internet n'est pas un phénomène
isolé mais représente bien la forme la plus aboutie
de la révolution des technologies de l'information
née autour des années 1970 dans la "Silicon Valley"
grâce à la convergence des progrès et des innovations
technologiques réalisés dans les secteurs de la microélectronique,
de l'informatique et des télécommunications. Ces progrès
et ces innovations ont constitué les fondements du système
technologique dans lequel nous nous sommes "engouffrés"
dans les années 1990 et ont bien entraîné, depuis
trente ans, une série de ruptures dans les fondements matériels
de notre économie, de notre culture et de notre société.
L'événement majeur
est qu'Internet constitue depuis le milieu des années 1990
la plate-forme universelle de la convergence de l'informatique et
des télécommunications, et qu'il revêt,
de ce fait, une importance déterminante pour le développement
du secteur des technologies de l'information et celui d'activités
nouvelles. L'adoption du protocole TCP/IP comme standard mondial
de communication et d'interconnexion est à l'origine d'une
succession de changements radicaux dans ce secteur, à travers
trois étapes clés : 1995-1999, l'avènement
des Dotcom, l'explosion des start-up technologiques et la cristallisation
de l'industrie des technologies de l'information autour de l'"Internet
Protocol; 2000 : l'éclatement de la "bulle Internet"
et le retour aux fondamentaux de l'économie réelle
; 2001 : le déclenchement de la crise économique,
financière et industrielle la plus grave de l'histoire du
secteur des technologies de l'information.
La seule certitude que nous ayons
aujourd'hui, c'est que ce secteur tient désormais une place
centrale dans l'économie. Il est donc vital que cette
industrie parvienne à relever les défis majeurs qui
lui permettront de renouer avec la croissance et les profits à
moyen et long termes :
- Remettre
le "client" au cur de son organisation en
passant d'une production de masse de biens et services standardisés
à une production personnalisée, flexible et réactive.
- Proposer des offres dans
le cadre de modèles économiques innovants fondés
sur l'externalisation.
- Savoir inventer de nouveaux modèles
de commercialisation de ces offres afin de favoriser leur diffusion
dans l'ensemble du tissu industriel et commercial français
et non plus seulement auprès des 5 000 moyennes et grandes
entreprises qui constituent aujourd'hui 80 % du chiffre d'affaires
des "TIC".
La révolution des technologies
de l'information a contribué à faire émerger
une nouvelle économie dite "informationnelle et globale"
: informationnelle parce que la productivité et la
compétitivité des unités ou des agents de cette
économie dépend essentiellement de leur capacité
à générer, traiter et appliquer une information
efficace fondée sur la connaissance ; globale, parce que
les activités clés de production, consommation et
distribution, ainsi que leurs composants (capital, travail, matière
première, gestion, information, technologie, marché)
sont organisés à l'échelle planétaire,
soit directement ou à travers un réseau de liens entre
les agents économiques.
La nouvelle forme organisationnelle
des entreprises dans cette économie informationnelle/globale
est l'entreprise dite "en réseau", c'est-à-dire
une entreprise qui a adopté une organisation lui permettant
: de générer du savoir et de traiter de l'information,
plus vite, plus efficacement et au meilleur prix ; de s'adapter
à la géométrie variable de l'économie
globale ; d'être assez souple pour changer ses moyens aussi
vite que les objectifs évoluent sous l'impact des rapides
transformations culturelles technologiques et institutionnelles
; et d'innover, l'innovation devenant l'arme clé de la compétitivité
dans un univers fortement concurrentiel.
Internet est devenu en quelques années, à la fois
une puissante force motrice du mouvement de globalisation et un
fantastique vecteur d'intégration des nouveaux procédés
de collecte, de traitement et de transmission de l'information dans
l'économie informationnelle/globale. La puissance de cette
révolution Internet vient de son acceptation en tant que
standard mondial qui permet désormais aux entreprises de
faire communiquer les différents éléments matériels,
logiciels et réseaux de leur système d'information
dans des environnements hétérogènes.
Si l'entreprise en réseau
est la forme organisationnelle de l'économie informationnelle/globale,
le e-business en est sa forme opérationnelle. Grâce
au e-business, l'entreprise peut enfin mettre en réseau l'ensemble
de ses échanges par l'interconnexion électronique
de sa plate-forme technologique avec celles de ses cinq pôles
de relation. Les possibilités accrues de collaboration qu'offrent
les nouvelles technologies Internet permettent aux entreprises,
à partir de la valeur initiale des matières premières
et autres inputs (y compris le savoir), de créer plus de
valeur au cours des différentes étapes de transformation,
de fabrication, de stockage, de transport et de commercialisation
de leurs produits et services, dans le but ultime de fournir une
valeur supérieure au client final.
La révolution organisationnelle et opérationnelle
induite par la mise en uvre du e-business dans les entreprises
repose avant tout sur la révolution technologique initiée
par Internet au niveau de leur système d'information.
Cette révolution technologique entraîne la nécessaire
migration de ces systèmes, aujourd'hui propriétaires
et autonomes, vers des systèmes ouverts, synonymes d'interopérabilité
et d'universalité, capables de s'interconnecter les uns aux
autres. Les nouveaux principes et modes opératoires de ces
systèmes soulagent les infrastructures, facilitent l'automatisation
des processus, améliorent la productivité individuelle,
renforcent les décisions stratégiques et permettent
aux entreprises de se concentrer sur leur cur de métier
tout en bénéficiant d'une qualité de service
supérieure, d'une maîtrise des coûts plus efficiente
et d'une sécurité optimisée.
Cette nouvelle forme organisationnelle et opérationnelle
est à terme la seule chance des entreprises de survivre et
de se développer dans une économie informationnelle/globale
qui ne cesse de s'étendre et de s'imposer un peu plus chaque
jour. Malheureusement, si les 2 000 plus grandes entreprises françaises
ont d'ores et déjà amorcé le virage e-business,
c'est loin d'être le cas des 2 400 000 petites et moyennes
entreprises qui forment l'essentiel de notre tissu économique
et industriel. Pourtant, à l'heure où l'on constate
une forte désindustrialisation de la France et où
la compétitivité de notre économie a chuté
de la 12e place en 1992 à la 26e place en 2003, jamais la
vivacité de notre tissu de TPE et de PME-PMI comme agents
d'innovation et de formation et comme sources de création
d'emploi et de productivité n'a eu autant d'importance. Et
si jusqu'à la fin des années 1990, aucune étude
sérieuse n'avait encore pu démontrer l'impact de l'informatisation
des entreprises sur la productivité de l'économie,
personne ne conteste plus guère les gains de productivité
et de compétitivité obtenus grâce à l'utilisation
intensive des technologies de l'information en général
et d'Internet en particulier.
Dans ce contexte, les enjeux liés
à une meilleure diffusion des technologies de l’information
dans le tissu industriel et commercial français sont de quatre
natures différentes :
Les enjeux macroéconomiques
: la France a connu, ces dix dernières années, un
net affaiblissement de sa productivité et de sa compétitivité
au regard des autres économies développées,
en raison principalement de sa contre performance en matière
d'innovation et d'utilisation des technologies de l'information
par ses entreprises. Accélérer la diffusion de ces
nouvelles technologies dans l'ensemble de notre tissu industriel
et commercial, c'est donc avant tout fournir à notre économie
l'un des principaux leviers lui permettant de redresser sa productivité
et sa compétitivité à court terme, et donc
sa croissance potentielle à moyen et long termes. Croissance
qui reste, rappelons-le, le ciment de la cohésion sociale
dans notre pays.
Les enjeux microéconomiques
: du point de vue microéconomique, accélérer
la diffusion des technologies Internet dans notre tissu industriel
et commercial c'est avant tout améliorer la « position
compétitive » de nos entreprises face à leurs
concurrentes internationales qui ont déjà totalement
ou partiellement adopté les pratiques et les règles
de l'économie en réseaux, autrement dit :
- Fournir aux entreprises une infrastructure
flexible et performante, adaptée à la fois aux nouvelles
contraintes de la compétition internationale et aux nouveaux
systèmes de production et de gestion de l'économie
informationnelle globale.
- Contribuer à la modernisation et au développement
de ces entreprises afin de les accompagner dans leurs efforts de
mutation, de diversification et de création d’activités.
- Renforcer le tissu économique, la création de richesse
et par conséquent la création d’emplois nouveaux
et pérennes dans nos territoires.
- Créer autour des entreprises de production un environnement
de qualité, favorable à leur développement
et au partenariat.
- Accompagner les entreprises industrielles dans leurs efforts de
modernisation de l’appareil de production, d’amélioration
de la productivité et d’appropriation de nouveaux procédés.
- Favoriser l’innovation, la recherche et le transfert de
technologie.
Les enjeux pour l’aménagement
du territoire : dans les territoires à faible densité
industrielle, qui sont principalement situés dans la moitié
sud de la France, la faible représentation des groupes et
des microgroupes est aujourd'hui un réel handicap. En effet,
dans ces structures industrielles, dominées par des TPE et
des PE indépendantes évoluant essentiellement dans
le secteur de l'artisanat, il n'existe pas de "locomotive"
capable d'impulser une dynamique locale au niveau du développement
de l'économie en réseaux. Or les fonctions économiques
et sociales des TPE et des PE issues de l'artisanat sont essentielles
pour l'aménagement du territoire rural. Là encore,
une utilisation intensive des technologies Internet et une meilleure
adaptation aux pratiques et aux règles de l'économie
en réseau paraît fondamentale pour permettre à
ces entreprises de sauvegarder l'emploi local et de dynamiser leurs
activités. Avec Internet, les artisans, les travailleurs
indépendants, les professions libérales, les TPE ou
les PE évoluant dans ces territoires pourraient enfin s’intégrer
dans tous les types de réseaux d’entreprises à
l’échelle locale, nationale ou transnationale, et notamment
dans des Systèmes Productifs Locaux qui constituent aujourd’hui
un atout fondamental pour l’essor ou la revitalisation des
territoires.
Les enjeux sectoriels :
le dernier enjeu lié à une meilleure diffusion des
technologies Internet dans l'ensemble de notre tissu industriel
et commercial concerne à la fois la vitalité de notre
secteur productif en TIC et le développement d'un secteur
porteur d'avenir, celui des "Dotcom". En France, les technologies
de l’information, en tant que secteur d’activité,
jouent aujourd’hui à armes égales avec de nombreux
secteurs considérés comme des poids lourds de l’économie,
à l’instar des transports ou de l’automobile.
Il est donc là aussi indispensable que les industriels des
TIC puissent trouver dans notre tissu industriel et commercial le
relais de croissance nécessaire à leur développement.
L'autre secteur, encore émergent, dont l'avenir reste étroitement
lié à une meilleure diffusion des technologies Internet
dans l'ensemble de nos entreprises est celui des "Dotcom".
Ces entreprises préfigurent bien un mouvement de fond qui
engendrera à moyen et long termes la transformation des modèles
de production et de commercialisation dans beaucoup de secteur d’activité
comme l’édition, la musique, la publicité, la
grande distribution, le commerce spécialisé, le tourisme,
les loisirs, la bourse, l’informatique, le recrutement ou
encore l’immobilier. Il faut donc, dès aujourd'hui,
encourager et soutenir les initiatives de ces Net entrepreneurs
en favorisant l'appropriation, par les entreprises, des nouveaux
outils, services et applications que ces derniers mettent à
leur disposition via Internet.
Cinq freins principaux ralentissent
aujourd'hui la diffusion et l'intégration des technologies
de l'information dans le tissu industriel et commercial français
:
- Un
frein culturel, l'informatique étant souvent vécue
par les chefs d'entreprises comme une contrainte à leur développement
et un centre de coûts.
- Un
frein organisationnel, le chef d'entreprise étant
souvent le seul décideur en terme d'investissement technologique
et n'ayant pas le temps matériel d'identifier les offres
les plus adaptées à ses besoins et de mettre en uvre
les solutions requises.
- Un
frein économique, les solutions proposées sur
le marché étant souvent surdimensionnées et
encore beaucoup trop chères au regard des besoins et des
ressources financières et matérielles des petites
et moyennes entreprises.
- Un
frein infrastructurel, le e-business reposant avant tout
sur les possibilités offertes aux entreprises de bénéficier
d'un accès haut débit à Internet permanent,
performant et économique, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
- Un
frein commercial, les industriels des technologies de l'information
ne bénéficiant pas de réseau de distribution
adapté aux spécificités des petites et moyennes
entreprises.
Dans ce contexte, la diffusion
et l'intégration des nouvelles technologies Internet dans
le tissu industriel et commercial français reposeront avant
tout sur cinq facteurs clés de succès :
- L’élaboration et
la mise en œuvre d’une politique gouvernementale volontariste,
déterminée et mobilisatrice, associant diffusion des
TIC et développement économique territorial
- Une organisation centralisée/décentralisée
privilégiant un maillage en réseau du territoire français
- Des plans d’action bâtis
sur le long terme autour du triptyque Sensibilisation / Formation
/ Accompagnement
- Une stratégie de communication
fédératrice autour de la politique gouvernementale
- La mise à disposition
des entreprises d’infrastructures haut débit performantes
et compétitives sur l’ensemble du territoire
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